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07/11/2018

MAL-ÊTRE DE MON ÊTRE

Mal-être de mon être.

 

Pourquoi  l’ami, sans un mot, es-tu parti ?

Quelle est cette maladie qui t’a emporté ?

Dans un Ehpad,  j’ai cru comprendre,

On t’avait emmené, où je n’ai pu te parler.

Quels ont été tes derniers jours, dans la solitude,

Dans cette maison impersonnelle qui  d’habitude,

Tu détestais.

 

Mal-être de mon être.

 

Je me sens coupable, de n’avoir pas su ni pu te rencontrer

Une dernière fois pour te dire adieu, avant de nous laisser.

J’ai supposé que la parole  et tes facultés t’avaient quitté,

Ne répondant plus à mes appels ni aux messages inquiets.

 

Mal-être de mon être.

 

Remords incessants de ne pas savoir ce qui s’est passé.

Un jour peut-être je saurai ?

En attendant, par les remords et les regrets

Tous les jours je suis rongée.

15/10/2018

CHANGEMENT DE SAISON

 

31.10.2011 (19).JPG

Arbres revêtant leurs habits de lumière

Ultime sursaut du feuillage vert de l'été

Tons roux, mordorés et rouges,

Ors  vifs et chatoyants,

Mélange de couleurs telles sur une palette de peintre

Naissance d'une nouvelle saison

Eternel recommencement du cycle de la nature.

 

 

palette-de-couleur-classique-.jpg
 
 

 

L'AUTOMNE

07/10/2018

Charles Aznavour

 

J'avoue que je n'ai jamais entendu cette chanson de Charles Aznavour.

Les paroles sont sublimes et belle mélodie.

 

 

Les jeunes ont quitté le village
Seuls quelques vieux restent accrochés
A une idée à une image
Morte mémoire du passé
Et Jésus en croix réalise
Après deux mille an révolus
Que dieu même a quitté l'église
Dont les cloches ne sonnent plus

Et moi je reste là
Où je naquis naguère
Travailler la terre
Qui me revint de droit
Héritée de mon père
Qui lui même à son tour
La reçu de son père un jour

Et moi je reste là
Dans la maison de pierre
L'âge rend sédentaire

 


Et tout est dit pour moi
Ma femme au cimetière
Et les enfants partis
N'ayant plus rien à faire ici

L'épicier a plié bagage
Le boulanger s'en est allé
Finis naissances et mariages
Finies fêtes enrubannées
La poste a perdu les adresses
Les rues sont vides et désertées
Adieu les chants de la jeunesse
Seule le vent pleure dans les prés

Et moi je reste là
Faisant toujours de même
Sans Noël ni Carême
Par temps chaud ou frimas
Ressassant mes problèmes
Je travaille à plein temps
Je récolte et je sème au vent

Et moi je reste là
A faire et à refaire
Des geste millénaires
Que tant d'autres avant moi
Durant leur vie entière
Depuis la nuit des temps
Ont appris et su faire avant

Après les quelques vieux qui restent
Mais ne seront plus là demain
Qui reprendra les simples gestes
Que nous ont légué les anciens
Planter le socle dans la caillasse
Semer le grain manier la faux
Nourrir les bêtes et rendre grafcet
Chaque jour qu'il fait au plus haut

Et moi je reste là
Avec mes mains caleuses
Sachant que la faucheuse
Ne me ratera pas
Elle viendra la gueuse
Un matin me chercher
Dans ma vieille vareuse usée

Et moi je reste là
Dans ce coin de misère
Sur ce lopin de terre
Mon seul bien ici bas
Où irais-je d'ailleurs ?
Je sais bien que pour moi
Vieillir est solitaire
Même au bout de la terre
Il n'y a pas d'ailleurs, ailleurs.

17:35 Publié dans musique | Lien permanent | Commentaires (3)

 
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