logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

19/05/2015

LA PIGNE DE PIN

Notre nouvel ami, Michel Chambert, notre poète du bord du canal, est plein d'humour, quand il nous raconte ses mésaventures.

Voici, en vers, l'histoire de la pigne de pin.

 

      La pigne de pin !

 

 

On n’a pas tous les jours vingt ans,

Titrait avec pessimisme la chanson,

Alors qu’en cette matinée de printemps,

Aux portes se présentait Michel le Bon.

 

Dans les allées désertes du cimetière,

A la main, un grand arrosoir,

Il allait rendre visite à sa manière,

A ses défunts, dont l’âme brille dans le

                                               ciel, le soir

Gavant d’eau les fleurs multicolores,

Il s’attelait avec sérieux à la tâche,

Humant l’air parfumé ou inodore,

Que le vent disséminait alentour sans relâche.

 

A son arrivée, les fleurs endormies,

Relevaient doucement la tête,

Exténuées d’une longue nuit,

Sans eau, dont elles ne pouvaient se repaître.

 

Délicatement il les abreuvait

De cet élixir miraculeux, avec le soleil,

Qui peu à peu leur permettait,

De sortir des brumes du réveil.

 

L’une après l’autre, les tombes se succédaient,

Il n’en restait plus qu’une dernière,

C’est alors que dans un virage tourmenté,

Il glissa sur une pigne de pin, le pied dans une ornière.

 

Le vieux, le nez dans les nuages,

Cherchant la rime d’un quatrain,

Partit à la conquête du macadam plage,

Tomba sur la poitrine et les mains.

 

Le choc fut brutal,

Endommageant l’athlète souverain,

La surprise totale,

Pour le poète et ses quatrains.

 

Plaie béante à la main,

Discret tendon d’un petit doigt sectionné,

Douleur à un poignet mal en point,

Et quatre belles côtes fêlées.

 

Magnifiques lunettes de jeune premier, cassées,

le sang qui jaillit et macule la chaussée,

Il ne restait plus au pauvre vieux désarçonné,

Que de rejoindre l’hôpital, avec l’aide des pompiers.

 

La rumeur se répandit dans le cimetière,

Parmi les membres des  familles, disparus,

Malgré leurs intercessions et leurs prières,

D’une place à leurs cotés, Dieu n’avait pas voulu !

 

Homme bon et serviable, à l’arrosoir condamné,

Ainsi se termina en ces lieux un jour de printemps,

La visite du vieux, par tous les défunts, encensé,

Qui lui murmurèrent, on n’a pas tous les jours

                                                                vingt ans !

 

                           Michel «  Faites le bien, il en restera

                                            Toujours quelque chose ! « 

 

                           Jeudi 30 avril 2015.

 

 

 

 

Commentaires

je viens de lire ses 2poèmes
Vous êtes gâtés Poète et musicien vivant pres de chez vous
Profites de cette richesse et merci de nous en faire profiter
belle journée Bises Brigitte

Écrit par : fleurbleu | 20/05/2015

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique