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17/06/2015

LA BORNE

La célèbre borne 103 a inspiré notre poète du canal.

 

 

             Les bornes du canal

 

  Autrefois, au pas des chevaux,

Ventrues et lourdement chargées,

Les péniches allaient, au fil de l’eau,

Sous les ordres d’un batelier.

 

Franchissant les paliers,

Au gré des marées des écluses,

Elles prenaient le temps de flâner,

Sans se chercher d’excuses.

 

A leur passage, la nature s’éveillait,

Les fleurs, les roseaux s’inclinaient,

Abeilles, papillons, libellules, effarouchés,

Se posaient sur les grands arbres, platanes

                                                     ou peupliers.

Tout au long de la route liquide,

De belles bornes marquaient le chemin,

Humbles hectométriques, ou fières kilométriques,

Que l’homme avait façonné de ses mains.

 

Aussi fidèles que les heures d’une montre,

Cailloux géants du Petit Poucet,

Elles aidaient les palefreniers, et démontrent

Qu’ils étaient assurés de leur régularité.

 

Témoin du chemin parcouru,

Depuis la belle bleue, ou le puissant océan,

Elles étaient toujours les bien-venues,

Lorsque le batelier les distinguait à l’avant.

 

Elles vécurent la fin des chevaux,

Et de leurs palefreniers,

Elles n’entendirent plus, le bruit des sabots,

Sur le chemin de halage, parfois empierré.

 

Le silence de leur jeunesse de bonheur,

Un jour, fût soudain troublé,

Par le bruit sourd des moteurs,

Et un environnement pollué.

 

Des péniches, longues et de fer,

Plus agiles et rapides,

Boudaient ces vestiges si fiers,

Qui peu à peu se cachèrent, timides.

 

Puis, au fil des ans, toutes les bornes

Tombèrent dans l’oubli,

Dédaignées par les hommes,

Sous les mauvaises herbes , enfouies.

 

Les petites disparurent en premier,

Faisant le bonheur des collectionneurs,

Les grandes, bien campées sur leur pied,

Résistèrent à cette mise en valeur.

 

Les années, les décennies passèrent,

Les péniches cessèrent leurs aller / retour,

C’était la fin d’une époque passagère,

Le train s’étant imposé à son tour.

 

Une interminable et roulante voie verte,

Remplaça un jour le chemin de halage,

Où parfois les amoureux du canal s’arrêtent,

Lorsque le vent, s’insinue dans les feuillages.

 

Aujourd’hui, sans bruit, voguent des voiliers,

Sans voiles, comme des papillons blessés,

Croisant des bateaux de location, ou propriété

De jeunes aventuriers, ou dignes retraités.

 

Les bornes ont retrouvés l’éclat de leur jeunesse,

Elles trônent, fières du regard du promeneur,

Acceptent qu’on les photographie, les effleure, les aime,

Témoins d’un passé, fait de drames et de bonheur.

 

borne 103.JPGLa 103,  digne Dame de Boé les cités

De toutes, est sûrement la plus belle,

A jamais près du canal pour l’éternité,

Maintenant rénovée, sur lui elle veille.

 

 

Michel Chambert.

 

 

 

Commentaires

Bravo au poète! Comme ilesr bien décrit ce canal, trés romantique Dommage que la nouvelle borne enlève de son charme au paysage....
Bises
Hélène
Heureusement qu'il y a encore des poètes sur blog 50§§§

Écrit par : hélène | 17/06/2015

La borne tant aimée par notre ami Boè
Bel hommage que celui de votre poète Mais il est vrai qu'elle parait trop neuve Le temps va la patiner et elle reprendra de ces anciennes couleurs
bises du soir
Brigitte

Écrit par : fleurbleu | 17/06/2015

je connais ton canal et je l'aime , je trouve que le poète a toujours raison ...
gros bisous et reste toujours pleine de vie et de courage dans tout ce que tu vis !

Écrit par : josette mamedjo | 18/06/2015

Coucou Flo !
Quelle belle ode pour ce beau canal du côté de chez toi et de notre jazzman...
Bon lundi au bord du canal et gros bizoux Doubs !

Écrit par : françoise la comtoise | 22/06/2015

Les commentaires sont fermés.

 
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