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03/08/2017

LES ETES DE MON ENFANCE


podcast

Les étés d’autrefois.

JUIN 1950

Dès le matin, on savait que la journée serait belle et chaude. Une légère brume à l’horizon en était l’annonciatrice.

Les platanes, en bordure de route, dispensaient leur ombre généreuse  sur la façade de la maison jusqu’à une heure avancée de la matinée.  Après, les volets étaient tirés, mi-clos, pour garder une fraîcheur toute relative.

Après le déjeuner, une sieste était conseillée, surtout aux enfants que nous étions.

La campagne écrasée de chaleur s’assoupissait, s’endormait.  Les bruits s’étaient tus, comme endormis eux aussi.

Seules les cigales mâles dérangeaient  ce  silence de leur cymbalisation. Nous trouvions au pied de l’arbre  leur peau (exuvie) que le corps de l’insecte avait  délaissée  lors de  la mue.

Parfois les platanes laissaient échapper une plainte.

C’était l’écorce de ces grands arbres qui craquait, qui se fissurait en écailles et qui se détachait du tronc pour tomber à terre, laissant apparaître le liège.  Les feuilles séchées par la canicule volaient dans les champs alentours.

L’été s’annonçait chaud.

 

cigale 2.jpg

30/07/2017

LA COMPREHENSION D'UN ENFANT

 
  
Des ambulanciers ont répondu à un appel. La maison était très sombre, en raison d'une panne d'électricité. Donc, l'ambulancier demanda à Kathleen, une petite fille de 3 ans, de tenir une lampe de poche haute sur sa maman, alors, il pourrait mieux voir pour aider à délivrer le bébé ...


 
Avec une grande attention, Kathleen a fait comme il lui avait été demandé. Heidi poussait et poussait et, après un peu de temps, Connor est né.L'ambulancier a soulevé le bébé naissant par les petits pieds et lui a tapé les fesses. Connor se mit à pleurer.  Les ambulanciers remercièrent Kathleen pour son aide et lui demandèrent ce qui l'avait surprise sur ce quelle venait de voir. 


 
Les yeux écarquillés, la petite Kathleen âgée de 3 ans a réagi rapidement : «  Il a bien mérité sa claque sur les fesses ! Il n'aurait jamais dû entrer là-dedans ! »

 

16/07/2017

SEULE

dessin.jpg Seule, je suis.

Seule, je reste.

Seule, je vis.

Seule, je conteste.

 

Je suis devant un mur

Où je ne vois rien,

Ni les paysages, ni les nuages.

Non, rien, même pas les visages,

ou la présence d'une main tendue,

l'amie qui vous veut du bien.

 

 Seule, j'écris.

Seule, je lis.

 

Je n'ai plus de patience,

Ni aucune délivrance

Contre cette souffrance

Que je suis seule à comprendre.

Je dois vivre avec mes regrets, mes défaites,

mes tempêtes.

 

Aurais-je la  volonté de m'échapper,

De ce quotidien parfois lourd à porter,

De ces journées monotones, sans saveur,

sans couleur ?

De ces jours qui s'écoulent,

de l'aube au crépuscule, rythmés par la nostalgie ?

 

 

Quel serait le monde meilleur pour moi ?

La vie ? La mort ?

La terre ?

Le paradis ou l'enfer ?

 

 

Je vieillis seule.

 Seule, je vieillis.

Seule, je vis.

 

 

 

 

 

 

 
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