14/03/2010
MUSIQUES D'AMERIQUE
En préambule au spectacle qui a été donné vendredi au Théâtre Municipal par l'Orchestre de Chambre d'Agen, l'Université du temps libre avait présenté une conférence sur la musique américaine contemporaine.
Voici l'extrait paru dans le journal :
"Les premiers colons n'étaient pas venu là pour s'amuser. C'étaient des puritains. De musique, ils ne voulaient connaître que des psaumes et chantés à une seule voix. On n'enseignait pas la musique dans les tout neufs Ets-Unis, et le premier orchestre, comme le premier théâtre, n'apparut pas avant 1840.
Mais comme on faisait des affaires, des fortunes s'amassaient, et des bourgeois devenus grands capitalistes, qui se voulurent mécènes, comme les princes l'avaient été, firent venir d'Europe des musiciens. Et d'autres émigrants arrivèrent qui portaient dans leurs bagages des airs de leurs pays. De leurs côtés, les Noirs avaient des chants qu'on se mit à entendre.
Au tournant des XIXe et XXe siècles, les Etats-Unis cessent d'être en dehors de l'histoire de la musique que les conquérants du Nouveau Monde avaient quittée. On connait Gershwin ou Bernstein. D'autres noms sont à citer comme Barber ou Copland. Ils réinventent une sorte de romantisme : privilège de l'expression, mémoire retrouvée de mélodies populaires. Mais il y a de la sauvagerie dans leur lyrisme : ils sont soulevés par les grands espaces qui les aspirent et par les rythmes qui les saisissent dans l'immensité de la ville moderne. Leur musique est très descriptive, très visuelle.
Les notes immensément étirées et ondulantes d'un adagio de Barber sont à l'image d'une grande plaine et d'une marche vers l'Ouest. Cependant, il ne s'agit plus seulement de l'aventure que l'on connaît, celle des pionniers, mais de mouvements de l'âme qui sont, aussi bien, universels.
Dans le "concerto pour clarinette" de Copland, la clarinette vient interrompre cette contemplation extasiée ; elle lui répond, elle lui réplique avec frénésie, dans une impatience aussi inquiète que joyeuse".
SOIREE "MUSIQUES DU NOUVEAU MONDE"
Samuel BARBER (1910-1981) compositeur américain
Cet Adagio pour orchestre à cordes est tiré de son quatuor à cordes n°1, Op.11, composé par Barber en 1936.
Aaron COPLAND (1900-1990)
Concerto pour clarinette.
C'est en 1947 que Aaron Copland écrit ce concerto, commandé par le clarinettiste Benny Goodman.
Old Américan Songs, the dodger, airs inspirés des thèmes traditionnels américains.
En dernière partie, on nous proposa un voyage vers les USA avec ses références historiques : musique des pionniers, folklore irlandais, négro-spirituals....
On entendra entre autre : Amazing Grace, Swing low sweet chariot, Oh when the saints ...
Je ne peux malheureusement pas vous faire écouter ces morceaux interprétés par l'orchestre de chambre, mais, les vidéos choisies ci-dessous, j'espère vous enchanteront.
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08/02/2010
UNE SOIREE AU CABARET
Samedi gris, pluvieux, venteux...
Ce soir nous irons au cabaret, oublier cette journée maussade.
Nous longeons Dame Garonne et arrivons au "Cabaret du bord de l'eau".

La salle aux lumières tamisées nous accueille, conviviale ; petites tables individuelles joliment décorées, pour une ambiance cabaret, avec crêpes, cidre, café.....en agrément de cette soirée de la chanson française, façon "jazzy".
Elle débuta par une chanson de Charles Trénet : Le jardin extraordinaire et pour ceux qui veulent savoir où le jardin se trouve, il est au coeur de la chanson, il suffit pour ça d'un peu d'imagination. Les canards y parlent anglais, les oiseaux y tiennent un buffet dans un coin de verdure, les petites grenouilles chantent une chanson pour saluer la lune...
I Love Paris, oui je t'aime, mon vieux Paris des beaux jours, j'aime les faubourgs, la Seine et le Pont des Arts, où j'ai croisé le Vent, le vent frippon, le vent maraud et j'ai pris garde à mon chapeau....
Nous sommes partis souffler Le chaud et le froid (Pierre Louki) à Ménilmontant, où quand midi sonne, la vie s'éveille à nouveau, Ménilmontant, mais oui Madame...
Quand je vois ma petite gare, moi Le poinçonneur des Lilas, qui fait des trous, des petits trous, encore des petits trous, dans les billets, paraît qu'il y a pas de sots métiers, je prends le train qui passe joyeux et je file sur Toulouse chez mon ami Nougaro, l'écouter chanter Cécile, ma fille. Un jour viendra, se dit-il, où je pourrai m'évader dans la nature et je partirai Au bois de mon coeur, je prendrai la passerelle et je rejoindrai ma belle, à l'heure du berger. Et si, tombant du haut des nues, la bourrasque est venue, je lui proposerai un Petit coin de Parapluie, contre un coin de Paradis, et nous partirons tous les deux vers le Port d'Amsterdam, où y a des marins qui boivent, des marins qui dansent, des marins qui dorment, dans le port d'Amsterdam...
Un jour tu verras, on se rencontrera quelque part n'importe où, guidés par le hasard...
Peut-être dans la Rue Raspail ?...
Nous swinguerons sur For Brother et nous nous perdrons, emportés par La foule.
Et comme On est pas là pour se faire engueler, mais pour regarder une soirée jazzy, les applaudissements ont crépité à tout rompre, pour remercier les quatre musiciens de talent, et pleins d'humour, de surcroît, du Quartet Plein Jazz.
La salle était pleine.
La soirée est finie.
Une belle soirée très réussie.
(reportage à la Pimprenelle)
17:18 Publié dans musique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
23/11/2009
Soirée Jazz
Soirée Jazz du samedi 21 novembre
L'orchestre Toulousain PILE OU JAZZ, nous a emmenés sur les traces du jazz New Orléans. Ses six musiciens nous offrirent de magistrales interprétations, de Louis Armstrong à Sydney Béchet, et d'autres dont je n'ai pas retenu les noms.
Si l'on me demandait de choisir le morceau préféré de la soirée, je vous dirais "DARLING NELLY GRAY", ballade anti-esclavagiste magnifiquement interprétée par le chanteur du groupe, de sa voix grave et mélancolique.
Darling Nelly Gray raconte l'histoire de deux amants dont la romance a pris fin lorsque Nelly fut vendue et emmenée dans une plantation éloignée de celle de son amoureux, Ned.
Les esclaves étaient achetés et vendus selon le bon vouloir de leurs propriétaires sans tenir compte des liens familiaux ou d'amitié au sein de la communauté d'esclaves.
Cette ballade et cette musique mélancolique expriment la tristesse de Ned.
(Malheureusement, je n'ai pu trouver les paroles, en français correct).
Je vous propose d'écouter "DARLING NELLY GRAY" par Louis Armstrong.

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21/10/2009
Blue Moon
22:18 Publié dans musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20/10/2009
Bonjour avec IDIR

Puisque vous avez aimé, voici une autre mélodie que j'affectionne.
A VAVA INOUVA
"Oh! mon père à moi".
Ce texte représente la complainte d'une fille.
Mon petit papa
Je t’en prie, père
Inouba, ouvre moi la porte,
Ô fille Ghriba
fais tinter tes bracelets.
Je crains l’ogre de
la fôret, père
Inouba
Ô fille Ghriba,
moi je le crains aussi.
Le vieux enroulé
dans son burnous à l’écart se chauffe
Son fils soucieux de gagne-pain
Passe en revue les
jours du lendemain.
La bru derrière
le métier à tisser
Sans cesse remonte
les tendeurs.
Les enfants autour
de la vieille
S’instruisent des choses d’antan.
Je t’en prie, père
Inouba, ouvre moi la porte,
Ô fille Ghriba
fais tinter tes bracelets.
Je crains l’ogre de
la fôret, père
Inouba
Ô fille Ghriba,
moi je le crains aussi.
La neige s’est tassée
contre la porte.
L’ihlulen bout dans la marmite.
La tajmaot rêve déjà du printemps.
La lune et les étoiles
demeurent claustrées
La buche de chêne
Remplace les claies
La famille rassemblée
Prête l’oreille au conte
Je t’en prie, père
Inouba, ouvre moi la porte,
Ô fille Ghriba
fais tinter tes bracelets.
Je crains l’ogre de
la fôret, père
Inouba
Ô fille Ghriba,
moi je le crains aussi.
13:46 Publié dans musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19/10/2009
IDIR

Idir, alias Hamid Cheriet, est un chanteur, auteur, compositeur et interprète algérien de musique Folk Kabyle, il est né en 1949 à Ait Lahcène (Kabyle).
Son pseudonyme signifie en Kabyle : ''Il vivra'', c'est un nom donné traditionnellement à un enfant né avec des difficultés pour l'inciter à vivre.
Jeune, Idir décide de faire des études en géologie et suivre de ce fait, un parcours professionnel dans l' industrie pétrolière algérienne. Son père était un berger élevé chez les jésuites.
En outre, Idir a suivi des cours instrumentaux et sait jouer de la guitare, la flûte et la voix.
Mais, le destin a voulu autrement en le menant vers la musique et le chant.
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Je ne suis pas fan de la musique Kabyle, mais j'adore le rythme de certaines de ses chansons et sa voix.
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Une de ses chansons avec de belles paroles.
POURQUOI CETTE PLUIE ?
Tant de pluie tout à coup sur nos fronts
Sur nos champs, nos maisons
Un déluge ici, l'orage en cette saison
Quelle en est la raison ?
Est-ce pour noyer tout nos parjures ?
Ou laver nos blessures ?
Est-ce pour des moissons, des terreaux plus fertiles ?
Est-ce pour les détruire ?
Pourquoi Cette Pluie, pourquoi ?
Est-ce un message, est-ce un cri du ciel ?
J'ai froid, mon pays, j'ai froid
As-tu perdu les rayons de ton soleil ?
Pourquoi Cette Pluie, pourquoi ?
Est-ce un bienfait, est-ce pour nous punir ?
J'ai froid, mon pays, j'ai froid
Faut-il le fêter ou bien le maudire ?
J'ai cherché dans le livre qui sait
Au creux de ses versets
J'y ai lu "cherche les réponses à ta question,
Cherche le trait d'union"
Une mendiante sur mon chemin
"Que fais-tu dans la rue ?"
"Mes fils et mon mari sont partis un matin,
Aucun n'est revenu"
Pourquoi Cette Pluie, pourquoi
Cette eau, ces nuages qui nous étonnent ?
Elle dit "cette pluie, tu vois
Ce sont des pleurs pour les yeux des hommes"
"C'est pour vous donner des larmes
Depuis trop longtemps elles ont séchées
Les hommes n'oublient pas les armes
Quand ils ne savent plus pleurer"
Coule pluie, coule sur nos fronts.
23:13 Publié dans musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01/02/2009
Un beau matin à la fraîche
Je comprends maintenant pourquoi, certains blogueurs sont très matinaux. Dédié :
A Crabillou et à sa fidèle et belle Olga se promenant aux premières lueurs du jour, dans les Monts d'Auvergne.
Au Grillon heureux qui sortant de son terrier le matin à la fraîche, se promène au milieu des oliviers.
A Henri, très matinal, parcourant les bords du canal, à la recherche de quelque arbre à redresser.
A héraime partant à la pêche un beau matin à la fraîche, dans les rivières du Forez,
Et à d'autres blogueurs qui aiment faire des balades le matin à la fraîche.....
Vous aussi rencontrerez, peut-être, un beau matin une belle bergère.
(cliquer sur le lien, ouvrir, close, et cliquer sur "un beau matin...)
Pour ceux qui ne peuvent ouvrir le diaporama
écoutez le deezer :
Découvrez Nana Mouskouri!
Un beau matin à la fraîche
Un beau matin à la fraîche aïe la la comme elle était fraîche,
Peu pressé de travailler et aïe la la qu'il faisait frisquet.
Il est parti sur la route, aïe la la comme elle était fraîche,
Avec son fusil chasser et aïe la la qu'il faisait frisquet.
Il ne vit perdrix ni grive, aïe la la comme elle était fraîche,
Ni faisan à ramener et aïe la la qu'il faisait frisquet.
Mais il vit une bergère aïe la la comme elle était fraîche,
Avec ses moutons au pré et aïe la la qu'il faisait frisquet.
Elle dormait la bergère, aïe la la comme elle était fraîche,
Au pied d'un bel olivier et aïe la la qu'il faisait frisquet.
Belle affaire mais que faire aïe la la comme elle était fraîche,
Il n'osait pas l'éveiller et aïe la la qu'il faisait frisquet.
Il cueillit des violettes aïe la la comme elle était fraîche,
Et dans ses mains les plaçait et aïe la la qu'il faisait frisquet.
Mais les fleurs étaient si fraîches aïe la la comme elle était fraîche,
Que son cœur s'est réveillé et aïe la la qu'il faisait frisquet.
Que son cœur s'est réveillé et aïe la la qu'il faisait frisquet.
21:52 Publié dans musique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
19/01/2009
Retour en musique avec Franz...
Après 3 jours et 3 nuits d'une migraine tenace, 24 heures sur 24, et un gros rhube, pas encore guéri, je reviens en musique.
Découvrez Nana Mouskouri!
Franz
Si ta symphonie
Est inachevée
Que dire d'une vie
De si peu d'années
Lorsque le génie
Permet de rêver
L'enfance éternelle
Ô Franz
Quelle femme entend
Ta chanson d'amour
Ça paraît si court
Trente et un printemps
C'est si peu de jours
Pour un cœur si grand
Vienne est loin mais le vent
Se souvient d'un enfant
Qui rêvait à Mozart
Au succès, à la gloire
Éternel magicien du hasard
Franz
Si ta symphonie
Est inachevée
Tu vis ta folie
Dans l'éternité
Là où l'harmonie
Et la vérité
Sont encore plus belles
Ô Franz
Entends-tu parfois
Ceux qui croient au ciel
Ceux qui n'y croient pas
Les païens fidèles
Les chrétiens sans croix
Chanter l'immortel
AVE MARIA
13:00 Publié dans musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10/12/2008
BONSOIR
AVEC JOSH GROBAN
Connaissez-vous ce chanteur ? UNE VOIX MAGNIFIQUE
Joshua Winslow Groban (né le 27 février 1981) est auteur-compositeur-interprète américain, connu pour sa voix mûre et très modulable de baryton. Son style musical puise ses influences aussi bien dans la musique classique que la pop.
Son père est d'origine russe et polonaise, et sa mère est d'origine norvégienne.
Découvrez Josh Groban!
23:40 Publié dans musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27/11/2008
Un bonsoir un peu triste
Le ciel est noir
J'ai marché, j'ai rampé sur dix vieilles autoroutes
J'ai piétiné les feuilles de vingt forêts sans arbres
Je me suis promené devant trente mers mortes
J'ai pointé sur le flanc de quarante montagnes
J'ai fait cent-mille miles sur les chemins du bagne
Le ciel est noir, le ciel est noir
Il est noir, il est noir
C'est une pluie noire qui va tomber
Qu'as-tu vu mon fils de tes yeux bleus ?
Qu'as-tu vu mon fils à l'air si malheureux ?
J'ai vu un nouveau-né dans la gueule d'une louve
Une route en diamant sale comme le Gange
Du sang sur les statues dans les jardins du Louvre
Du sang sur les pinceaux d'un nouveau Michel-Ange
Et dix-mille commères qui n'avaient plus de langue
J'ai vu un oiseau blanc qui volait sur une aile
Des enfants qui jouaient au bobèche à Sarcelles
Le ciel est noir, le ciel est noir
Il est noir, il est noir
C'est une pluie noire qui va tomber
Qu'entends-tu mon fils aux yeux si bleus ?
Qu'entends-tu mon fils à l'air si malheureux ?
J'entends un tonnerre roulant au bout du monde
J'entends claquer des pas qui viennent de l'ombre
J'entends des musiciens que personne n'écoute
J'entends cent-mille cris et des gens qui s'en foutent
Des voyous qui se moquent d'un petit monsieur triste
La chanson d'un poète qui cherche une musique
J'entends la voix d'un clown qui pleure sur la piste
Le ciel est noir, le ciel est noir
Il est noir, il est noir
C'est une pluie noire qui va tomber
Et alors mon fils aux yeux si bleus ?
Et alors mon fils aux yeux si malheureux ?
J'ai vu un petit noir sur un cheval blanc mort
J'ai vu un milliardaire qui distribuait son or
J'ai vu un avocat me dire qu'il avait tort
J'ai vu un étudiant qui s'arrosait d'essence
J'ai vu un roi de Prusse qui me donnait la France
Un vieillard qui courait sans avoir une chance
Le ciel est noir, le ciel est noir
Il est noir, il est noir
C'est une pluie noire qui va tomber
Que fais-tu mon fils aux yeux si bleus ?
Que fais-tu mon fils à l'air si malheureux ?
Je m'en vais repartir avant que la pluie tombe
Me cacher dans le fond d'une forêt très sombre
Où les gens sont tous pauvres
Et où l'homme a son île
Où l'on ne voit plus rien, ni les pleurs, ni les rides
Et où tout est pareil mais en prison-château
Où les bourreaux vous tuent en vous jetant des fleurs
Où voleurs et volés jouent au poker menteur
Où la couleur est noire et le nombre zéro
Et puis je reviendrai, je le crierai au monde
En haut de la montagne jusqu'au fin fond de l'ombre
Et puis je marcherai sur une mer profonde
Et je m'enfoncerai doucement dans ma tombe
Le ciel est noir, le ciel est noir
Il est noir, il est noir
C'est une pluie noire qui va tomber
Le ciel est noir, le ciel est noir
Il est noir, il est noir
C'est une pluie noire qui va tomber
23:20 Publié dans musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




