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17/07/2018

HISTOIRE VRAIE

C'est un souvenir d'enfance qui m'est toujours resté en mémoire, et qui vous fera peut-être sourire.

C'était il y a fort longtemps. J'avais peut-être 8 ou 9 ans...je ne m'en souviens plus très bien. Dans la famille F. le dimanche était sacré et c'était jour de Messe. Alors, hiver comme été, nous allions à l'église le dimanche. Je vous parle ici d'un dimanche d'hiver, froid, comme les hivers de cette époque là. Après avoir vêtu mon beau manteau du dimanche et  mis mon beau chapeau, je pris le vélo et me voilà partie pour l'église.

La messe était commencée. Nous, les enfants, nous devions nous installer sur les bancs tout devant l'autel. Je traversai donc l'église dans toute sa longueur, et allai m'agenouiller sur le banc en bois. Mes doigts étaient engourdis par le froid et j'avais la sensation de planer. Je voyais la flamme des cierges vaciller, se troubler et tout à coup, je me sentis descendre dans un gouffre et puis plus rien. J'avais perdu connaissance devant l'autel.

A travers le cloître, on me transporta alors, dans les cuisines du Grand Séminaire, où la chaleur petit à petit m'envahissant, me fit revenir à moi. Lorsque, sortant de mon évanouissement, j'ouvris insensiblement les yeux, je vis à travers mes paupières encore lourdes et dans un flou "artistique" des centaines de chaussettes noires suspendues sur un fil. Où suis-je donc ? Que m'est-il arrivé ? Suis-je en enfer, au Paradis ? Autant de questions se bousculaient dans ma tête ... Je compris alors que l'on m'avait transportée dans les cuisines, et que là-haut, près du plafond séchaient les chaussettes des jeunes séminaristes.

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le prieuré de Layrac

 

12/05/2018

LAYRAC

MON VILLAGE D'ENFANCE.

 

 

 

03/08/2017

LES ETES DE MON ENFANCE


podcast

Les étés d’autrefois.

JUIN 1950

Dès le matin, on savait que la journée serait belle et chaude. Une légère brume à l’horizon en était l’annonciatrice.

Les platanes, en bordure de route, dispensaient leur ombre généreuse  sur la façade de la maison jusqu’à une heure avancée de la matinée.  Après, les volets étaient tirés, mi-clos, pour garder une fraîcheur toute relative.

Après le déjeuner, une sieste était conseillée, surtout aux enfants que nous étions.

La campagne écrasée de chaleur s’assoupissait, s’endormait.  Les bruits s’étaient tus, comme endormis eux aussi.

Seules les cigales mâles dérangeaient  ce  silence de leur cymbalisation. Nous trouvions au pied de l’arbre  leur peau (exuvie) que le corps de l’insecte avait  délaissée  lors de  la mue.

Parfois les platanes laissaient échapper une plainte.

C’était l’écorce de ces grands arbres qui craquait, qui se fissurait en écailles et qui se détachait du tronc pour tomber à terre, laissant apparaître le liège.  Les feuilles séchées par la canicule volaient dans les champs alentours.

L’été s’annonçait chaud.

 

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