21/02/2010
Pimprenelle et ......la police
Histoire vraie et vécue par Pimprenelle, il y a maintenant un peu plus d'un demi-siècle, un soir....
.....Entre chien et loup....
Je devais avoir 12 ou 13 ans et je revenais du Collège.
historique
Pour se rendre et revenir du Collège nous devions prendre la "micheline", autorail léger qui circulait sur une ligne Auch-Agen, et passait donc par Layrac, village de mon enfance. Pour se rendre à la gare il fallait enfourcher sa bicyclette et pédaler de toutes ses jambes, car nous partions de la maison, souvent, lorsque nous entendions klaxonner la "micheline" au loin. Tenez, Henri peut en témoigner, la voie ferrée passait (passe encore mais n'est plus en service) au fond des champs, derrière la maison qui fut la sienne, et devant ma maison qui fut la mienne. Vous suivez....ou je marche plus vite que la "micheline"...
Donc, un soir d'octobre, entre chien et loup, revenant de la gare sur ma bicyclette, sur la route nationale qui menait chez moi, je vis arriver face à moi, deux grosses motos qui me croisèrent et je reconnus LA POLICE DE LA ROUTE.

- Mon Dieu pensai-je, ils vont m'arrêter, je n'ai pas de lumière à mon vélo.
Effectivement, ils ralentirent, firent demi-tour,et forts de leur autorité, ils ont dû penser :
- on va te le coincer ce cycliste.
Alors, un scénario rapide se bouscula dans ma tête (il faut réfléchir vite dans ces cas là.....) Heureusement, j'arrivais à l'embranchement d'une route sur la droite qui montait vers les coteaux (tu vois laquelle c'est, Henri ? juste avant le stade). Je bifurquai sur la droite, je fis une cinquantaine de mètres, je lançai mon vélo dans le fossé, et me planquai tout au fond. Mais, comme c'était, comme je vous l'ai dit, entre chien et loup, ils ne se sont aperçus de rien. Je les ai entendus s'arrêter devant la maison du coin et demander à la dame, qui était dehors, et qui avait assisté à la scène, si elle n'avait pas vu quelqu'un à bicyclette. Bien sûr, elle a dit non ; qu'est-ce qu'ils croyaient..... Lorsqu'ils furent partis, je l'entendis qui m'appelait en me disant que je pouvais sortir du fossé. Elle a bien ri ma voisine.
J'avais encore quelques centaines de mètres à faire avant d'arriver chez moi, et je peux vous dire, que ce soir là, j'ai dû battre le record de vitesse.
C'était tout simplement l'ampoule qui était grillée, mais que seraient-ils encore allés chercher ?.....
23:05 Publié dans souvenirs d'enfance | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
23/12/2009
Les Noël d'antan
Je me souviens des Noël d'antan, des Noël de mon enfance. Nous n'étions pas riches, donc pas de tonnes de jouets au pied du sapin, mais un bon repas digne de ce nom. Pour nourrir les quatre enfants de la famille F. , ma mère élevait de la volaille, cultivait des légumes et du maïs pour gaver lesdites volailles : canards, poules, poulets, dindes. Celle-ci, pauvre bête, trônait en bonne et due place sur la table familiale, le JOUR DE NOEL.
Le sapin de Noël était un vrai sapin, que mon père allait couper sur les coteaux, au-dessus de chez nous. Nous l'y avons accompagné très souvent.
Maintenant, nous ne pourrions plus couper une branche, c'est interdit. Mais, à cette époque , les arbres qui poussaient ça et là, appartenaient un peu à tout le monde, et le propriétaire, notre voisin, ne nous disait jamais rien. C'était comme cela autrefois....Nous vivions en bonne entente. Le 24 décembre, avant la messe de minuit, nous décorions le sapin avec de simples guirlandes argentées et dorées. Il n'existait pas, du moins je le pense, toutes ces guirlandes de couleurs qui nous émerveillent aujourd'hui. Puis, nous partions à pieds, à la messe de minuit, nous n'avions pas de voiture bien sûr. Nous rencontriions quelques voisins et nous faisions le chemin ensemble vers l'église, distante de plus d' un kilomètre. La nuit était claire, froide, la lune brillait de toute sa lumière. Jamais nous ne nous sommes plaints d'avoir à marcher à pieds, dans le froid. C'était comme cela une nuit de Noël, à cette époque là. Arrivée dans l'église, je me dirigeais vers la chorale, car j'y chantais en solo, de beaux cantiques de Noël.En ce temps là, j'avais une voix juste, cristalline, et l'on m'avait choisie pour les solos. (ne me demandez pas de chanter maintenant, vous partiriez en courant). Au retour de la messe, nous allumions, avec maintes précautions, pour ne pas embraser le sapin, les vraies petites bougies que nous avions soigneusement installées sur l'arbre, nous mangions quelques chataîgnes et nous partions nous coucher pour laisser la place au Père Noël.
Le lendemain au réveil, le sapin était recouvert de mandarines,
![]()
de quelques bonbons et au pied, une jolie boîte (en fer disait-on) décorée sur le dessus de belles roses, et à l'intérieur des boudoirs. Qu'elle était jolie cette boîte ! Il y avait aussi un jouet pour mes trois frères. Et nous étions heureux.... Nous étions, aussi, impatients de nous rendre chez nos petits voisins, pour voir leurs cadeaux. Le père Noël, leur avait apporté une belle bicyclette, des poupées, des camions.... Nous étions heureux de pouvoir profiter de leurs jouets, et nous n'éprouvions aucun sentiment d'envie parce que le "Père Noël" avait été plus généreux avec eux. C'est un sentiment qui, malheureusement à l'époque où nous vivons, n'est plus.Tout le monde veut plus que son voisin.
J'aimais bien les Noël de ce temps là......
il y a maintenant soixante ans......
00:48 Publié dans souvenirs d'enfance | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
15/12/2009
Rêveries...

Aujourd'hui, le ciel est gris. Au dehors, la froidure est soudaine, piquante, inattendue. Dans un intérieur douillet, assise dans son fauteuil, un livre sur les genoux, elle ferme les yeux et s'évade vers de lointains souvenirs de près de six décennies.
Elle songe à ces journées d'hiver dans la maison de son enfance. Maison sans chauffage, sinon une seule cuisinière à bois dans la cuisine. Elle chauffait bien, mais pas assez pour que la chaleur envahisse et réchauffe les pièces adjacentes. Alors, La famille s'agglutinait le soir dans ce lieu convivial, heureusement vaste, et passait ainsi les soirées dans la tiédeur de cette unique pièce.
Le moment crucial était celui où elle devait aller se coucher dans une chambre glacée, les soirs où le thermomère s'amusait à glisser au-dessous de zéro. Mais, père, mère, avaient eu une idée de génie. Père, avait ramené un gros galet de garonne que mère laissait toute la journée dans le four de la cuisinière. Et le soir venu, ce galet brûlant enveloppé dans un petit sac de coton, était glissé dans les draps froids et réchauffait l'enfant frigorifiée. Alors, envahie par une douce chaleur, la couette en duvet remontée jusqu'aux cheveux, elle s'endormait et partait pour une nuit remplie de rêves.
Mais durs, durs étaient les matins. Mettre le nez hors du lit tenait d'un courage incommensurable.
Mère s'était levée tôt, faisant déjà ronronner la cuisinière à bois et la petite fille se précipitait dans la cuisine à peine tiédie pour s'habiller, après une brève toilettte dans la salle de bains.
Le téléphone sonna et elle revint à la réalité "des temps modernes".
- Le temps a passé, mais garde en toi ces durs mais merveilleux moments, se dit-elle, et se leva pour aller dans sa cuisine boire un thé.
23:19 Publié dans souvenirs d'enfance | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
24/10/2009
Histoire chouette
La note d'Huguette sur les chouettes a ravivé un souvenir. Si je vous le conte, tous les blogueurs qui se respectent, vont très certainement se moquer de moi. Mais tant pis, à mon âge on s'en fout. Je vais donc vous conter cette histoire, très courte.
Henri, as-tu connu Mémé Jeanne ? (la maison avant chez moi).
C'était une fin d'après-midi d'été, entre chien et loup, je rentrais de mon travail et peu avant d'arriver chez moi, devant chez Mémé Jeanne, je vis un volatile sur le bas côté de la route.

- Tiens, me dis-je une poule de Mémé Jeanne s'est faite écraser, je vais la lui apporter.
Je m'arrêtai donc et je ramassai le volatile. Il me semblait bien qu'il avait des plumes un peu bizarres pour une poule, mais après tout, cela ne pouvait être qu'une de ses poules, sortie se promener en bordure de route.
Je frappai à sa porte et lui présentai le volatile.
- Bonsoir Mémé Jeanne, j'ai trouvé une poule écrasée, je pense qu'elle est à vous.
Et je fus surprise de l'entendre crier, effrayée :
- Ah ! mon dieu, c'est une chouette effraie.
Je suis restée plantée là, ne sachant plus que faire, ni que dire, ma chouette à la main.
Autrefois, dans les campagnes, ces paisibles et très utiles rapaces nocturnes étaient fréquemment tués par superstition. On les crucifiait sur les portes de granges pour éloigner de prétendus esprits.
Etait-elle superstitieuse Mémé Jeanne ?
Elle était chouette mémé Jeanne. Elle me donnait des gâteaux.
Pour l'anecdote : Mémé Jeanne est morte à 101 ans, il y longtemps maintenant.
20:54 Publié dans souvenirs d'enfance | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
14/04/2009
L'école d'autrefois
Ce diaporama nous rappelle ce qu'était l'école de notre enfance, et j'ai voulu le classer dans la catégorie "Souvenirs d'enfance".
11:30 Publié dans souvenirs d'enfance | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28/03/2009
Souvenir d'une journée de printemps
C’est le printemps ; le soleil brille dans un ciel pur,
les hirondelles sillonnent l’espace pour nous dire leur retour,
avant de réintégrer leurs nids construits dans un coin du garage et qu’elles ont
quitté à la fin de l’été.
La nature s’emplit de chants et de parfums.
La forêt reverdit, les nids s’édifient dans le feuillage tendre, les haies se décorent de
liserons et d’églantines, et, dans le jardin, les fleurs commencent à s’épanouir.

19:05 Publié dans souvenirs d'enfance | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04/03/2009
Des effluves, une saveur, ....
Ce matin, je mangeais une tartine croustillante beurrée et soudain je sentis dans ma bouche le goût de l’enfance, cette tartine beurrée qui faisait le bonheur de mon enfance lorsque le matin je la trempais dans mon chocolat chaud. La douce tiédeur sur la langue de ce chocolat mousseux, la silhouette de ma mère s’affairant devant ses fourneaux…
Qui n’a pas senti dans le vent, les paysages de son enfance, les champs de blés parsemés de bleuets et de coquelicots. Les labours de l’automne où se mêlait la pluie des feuilles mordorées et chatoyantes.

Au détour d’une route, une colline pointe et vous vous revoyez descendre en courant le petit chemin parsemé de mûres que vous cueilliez goulûment. Ces cabanes en bois dans les arbres où vous jouiez avec vos copains aux indiens et aux cow boys.
Bien sûr vous pouvez vous remémorer ses souvenirs sans cela, mais rien ne vaut ces images qui vous interpellent au coin d’une route, d’une odeur, d’un bruit. Elles arrivent douces et violentes à la fois vous coupant le souffle et vous laissant pour un bon moment rêveur.
22:55 Publié dans souvenirs d'enfance | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
17/01/2009
D'autres réalisation en fer forgé
Mon père aimait immortaliser ses oeuvres d'art dès qu'il les avait terminées. Voici deux tables basses exposées devant son atelier, et en fond, le portail qu'il venait aussi de finir.
Ici, dans l'ancienne maison, la grille avait été réalisée tout exprès pour donner de la lumière à l'escalier, après ouverture du mur de la salle à manger.
Allez..., je vous montre l'auteur de ces belles réalisations en fer forgé, auprès d'une autre réalisation, ma foi pas trop mal réussie. Sur cette photo, il n'a rien de la tenue d'un forgeron, mais lorsque c'était séance photo, il fallait sortir ses plus beaux habits, et son chapeau ne le quittait jamais.
18:32 Publié dans souvenirs d'enfance | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
16/01/2009
le forgeron
En parallèle à la note de Christian, notre Grillon heureux, concernant le beau métier de forgeron, je vous joins un ouvrage que mon père, qui travaillait le fer, avait réalisé pour notre ancienne maison et que j'ai gardé précieusement pour l'intégrer dans notre nouvel intérieur.
Il réalisait des tables basses, des abats jour, des portails, en fer forgé pour la famille, des ferronneries et poignées de commodes pour le médecin de la famille qui aimait l'authentique et l'artisanat, et qui le sollicitait très souvent, lui et pas un autre, car il reconnaissait son travail "d'artiste".
Les journées de repos de mon père se passaient dans le hangar fermé où il avait installé sa forge, et dès 7 heures du matin, sinon avant, il tapait... il tapait... et tapait encore sur son enclume. Il adorait donner forme au fer. C'était sa passion. Mais, lorsqu'il a été malade, il lui avait été interdit par le docteur de faire l'effort, et le geste de taper, pour ménager son coeur. Il passait outre, et il arrivait parfois que le médécin arrivant à l'improviste entendait le bruit du marteau sur l'enclume et il hochait alors la tête.
La grille sépare maintenant le salon de la salle à manger.
Sous un abri grossier que le charbon enfume,
Dans un recoin rougi d’une chaude lueur,
La manche retroussée et le front en sueur,
Le vaillant forgeron frappe sur son enclume.
Comme le fer qu’il bat, solide est son grand cœur
Que n’amollit jamais la peur ou l’amertume.
Devant l’objet qui naît de son effort vainqueur,
Au feu de la fierté souvent son œil s’allume.
Il aime son métier, parce qu’il est viril,
Et, loin de l’atelier, l’homme semble en exil,
Et, comme quelque oiseau blessé, traîne les ailes.
Mais il est rayonnant, il est superbe à voir,
Lorsque dans la pénombre, à l’approche du soir,
Il fait sous le marteau voler les étincelles.
William Chapman
23:35 Publié dans souvenirs d'enfance | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
09/12/2008
Tagada tagada....encore taguée
Par Framboisine.
Aussi, je vais aller explorer les archives de mon cerveau, et essayer d' en extraire un petit souvenir. J'ai cherché, j'ai fouillé et j'ai trouvé ceci.
MA PREMIERE TASSE DE THE
Qu'était-ce que cette boisson ?
Je devais avoir 10 ou 11 ans.
A l'école communale, j'étais une petite fille bien studieuse et parmi les premières de la classe. J'avais une copine Françoise E., avec qui je m'entendais bien. Aussi, un jour, je fus invitée chez elle pour passer l'après-midi. C'était un honneur d'être invitée dans cette famille bourgeoise, moi, l'enfant d'un ouvrier. Françoise n'avait pas beaucoup d'amies et je compris bien plus tard, que dans ces familles là, on ne fait pas rentrer n'importe qui. Elle pratiquait la danse dans une école de danse dont la Professeur était renommée. C'était, à cette époque, en 1951, 1952, un privilège destiné aux enfants de familles aisées. Elle apprenait aussi le piano.
Vers les 16h30, la bonne de la maison vint nous chercher dans la pièce de jeux. C'ETAIT L'HEURE DU THE !
Nous descendîmes à la salle à manger.
Sur la table étaient préparés le service à thé, en argent, et les tasses.
On me versa un breuvage doré dont l'odeur est encore ancrée dans ma mémoire. Puis on me demanda si je voulais un peu de lait. N'ayant jamais participé "au rite du thé", chez moi, on connaissait pas, je dis oui. Des petits biscuits accompagnaient ce goûter, que j'avais trouvé, ma foi, bien délicieux. Ce souvenir de ma première tasse de thé est toujours resté gravé au fond de moi.
Maintenant, le thé et la danse, sont devenus des pratiques plus populaires. Je bois mon thé tous les matins et tous les après-midi, en parcourant Blog50.
Voilà cette petite histoire, sans prétention. Il est vrai que lorsque nous sommes enfants, ce qui n'est pas habituel dans sa famille et que l'on voit pratiquer chez d'autres reste à jamais un souvenir.
**************
PAR PITIE NE ME TAGUEZ PLUS.
22:49 Publié dans souvenirs d'enfance | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note









