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03/08/2017

LES ETES DE MON ENFANCE


podcast

Les étés d’autrefois.

JUIN 1950

Dès le matin, on savait que la journée serait belle et chaude. Une légère brume à l’horizon en était l’annonciatrice.

Les platanes, en bordure de route, dispensaient leur ombre généreuse  sur la façade de la maison jusqu’à une heure avancée de la matinée.  Après, les volets étaient tirés, mi-clos, pour garder une fraîcheur toute relative.

Après le déjeuner, une sieste était conseillée, surtout aux enfants que nous étions.

La campagne écrasée de chaleur s’assoupissait, s’endormait.  Les bruits s’étaient tus, comme endormis eux aussi.

Seules les cigales mâles dérangeaient  ce  silence de leur cymbalisation. Nous trouvions au pied de l’arbre  leur peau (exuvie) que le corps de l’insecte avait  délaissée  lors de  la mue.

Parfois les platanes laissaient échapper une plainte.

C’était l’écorce de ces grands arbres qui craquait, qui se fissurait en écailles et qui se détachait du tronc pour tomber à terre, laissant apparaître le liège.  Les feuilles séchées par la canicule volaient dans les champs alentours.

L’été s’annonçait chaud.

 

cigale 2.jpg

09/07/2017

LES JEUX DE MON ENFANCE

Comme tout le monde l'aura compris, Pimprenelle est du sexe féminin. Donc, j'ai été une petite fille....cela va sans dire (tiens, une lapalissade).

J'ai grandi au milieu de trois frères qui pratiquaient bien sûr des jeux de garçons. Ils n'étaient pas les derniers à m'initier à leurs jeux, quelquefois un peu cruels et dangereux, comme le tir à la fronde,medium_fronde2.jpg et je n'étais pas la dernière à adhérer à leurs pratiques.

Tous les garçons savent ce qu'est une fronde. Un Y et deux élastiques. 

medium_une_fronde.jpg

Je  suivais donc mes deux frères, (le troisième étant trop petit pour participer à ce jeu barbare), tout en haut de notre champ, et là, c'était des tirs de cailloux de tous les côtés, sur des cibles placées au bout d'un poteau, en l'occurrence des boîtes métalliques, et parfois mes frères  risquaient un tir contre des petits oiseaux, qu'ils rataient heureusement.

 

J'adorais aussi jouer  aux billes avec eux, quand ils voulaient bien m'intégrer. C'était un jeu que j'affectionnais énormément. Un rond, quelques billes à l'intérieur, et celui qui était le plus adroit et  qui arrivait à faire sortir le plus de billes du cercle avait gagné. Je ne gagnais pas souvent ou même disons jamais, car ma bille n'arrivait jamais à en atteindre une  dans le cercle. J'étais assez maladroite et, de surcroît, je n'avais pas assez de force pour "propulser" la bille, que l'on doit placer d'une certaine façon, entre le pouce et l'index.

medium_billes1.jpg

Qui croirait que la petite fille sur la photo ci-dessous, si bien habillée, était un garçon manqué ?

 medium_cerisier.JPG

                 LE CERISIER

Mais, je vous rassure, j'avais aussi des jeux de filles...tous les jeux qu'une petite fille aime à partager avec ses copines : la marelle, le saut à la corde, les poupées, etc....

 

 Mes frères m'avaient appris à siffler aussi.

- Tu siffles comme un rossignol, me disait le grand-père Abel,

 le voisin qui venait tous les matins du mois de Mai manger des cerises sur l'arbre dans notre jardin. C'était un homme d'une gentillesse extrême , de ces gens qui ont le coeur sur la main, et toujours prêt à vous rendre service. Je ne l'oublierai jamais, ainsi que toute cette famille qui nous a aidés comme peu le font. 

Il arrivait donc avec son morceau de pain, grimpait sur l'échelle appuyée contre le cerisier qui donnait des cerises que l'on appelait des guignes, de couleur rouge-noir, sucrées et acidulées,  dont le goût se mariait parfaitement avec le pain. Et là c'était son petit déjeuner préféré. Et nous, nous étions heureux de le voir se régaler.

 

Combien de fois, en famille,  avons-nous évoqué cette anecdote du "pépé Abel", je dirai plutôt, cette image de notre enfance ?

 

 

04/07/2017

LE GOUT DE L'ENFANCE


beurre jpg.jpgCe matin, je mangeais une tartine croustillante beurrée et soudain je sentis dans ma bouche le goût de l’enfance ! Ce retour en arrière qui vous vient d’un seul coup par des effluves, une saveur, un regard fugace…bol chocolat.jpgCette tartine beurrée qui faisait le bonheur de mon enfance lorsque le matin je la trempais dans mon chocolat chaud. La douce tiédeur sur la langue de ce chocolat mousseux, la silhouette de ma mère s’affairant devant ses fourneaux…


Qui n’a pas senti dans le vent, les paysages de son enfance, les champs de blés parsemés de bleuets et de coquelicots. Les labours de l’automne où se mêlaient les feuilles mordorées et chatoyantes tombant en pluie ; les marrons qui craquent sous les pieds.
Rien ne vous prépare à ces images qui surgissent du passé. Le bruit d’une voiture tousse et vous fait revivre la vieille 2 Cv de votre père montant péniblement une côte. Une femme courbée en deux traverse la rue de votre village et vous voyez votre arrière-grand-mère avec ses cabas, vous savez ces vieux sacs genre fourre tout, panier tressé ou sac de toile.
mures.jpgAu détour d’une route, une colline pointe et vous vous revoyez descendre en courant le petit chemin parsemé de mûres que vous cueilliez goulûment, les mains poisseuses et le visage barbouillé, heureux de vivre. Ces cabanes en bois dans les arbres où vous jouiez avec vos copains aux indiens et aux cow-boys.
Bien sûr vous pouvez vous remémorer ses souvenirs sans cela, mais rien ne vaut ces images qui vous interpellent au coin d’une route, d’une odeur, d’un bruit. Elles arrivent douces et violentes à la fois vous coupant le souffle et vous laissant pour un bon moment rêveur.
Ma tartine ce matin n’avait pas la même odeur ni le même goût que celle des autres matins, elle m’a donné à la fois un goût de nostalgie mais aussi un goût de regret.

 
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