27.03.2008
Les jeux de mon enfance
Comme tout le monde l'aura compris, Pimprenelle est du sexe féminin. Donc, j'ai été une petite fille....cela va sans dire,(tiens, une lapalissade).
J'ai grandi au milieu de trois frères qui pratiquaient bien sûr des jeux de garçons. Ils n'étaient pas les derniers à m'initier à leurs jeux, quelquefois un peu cruels et dangereux, comme le tir à la fronde,
et je n'étais pas la dernière à adhérer à leurs pratiques.
Tous les garçons savent ce qu'est une fronde. Un Y et deux élastiques.
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Je suivais donc mes deux frères, (le troisième étant trop petit pour participer à ce jeu barbare), tout en haut de notre champ, et là, c'était des tirs de cailloux de tous les côtés, sur des cibles placées au bout d'un poteau, en l'occurence des boîtes métalliques, et parfois mes frères risquaient un tir contre des petits oiseaux, qu'ils râtaient heureusement.
J'adorais aussi jouer aux billes avec eux, quand ils voulaient bien m'intégrer. C'était un jeu que j'affectionnais énormément. Un rond, quelques billes à l'intérieur, et celui qui était le plus adroit et qui arrivait à faire sortir le plus de billes du cercle avait gagné. Je ne gagnais pas souvent ou même disons jamais, car ma bille n'arrivait jamais à en atteindre une dans le cercle. J'étais assez maladroite et, de surcroît, je n'avais pas assez de force pour "propulser" la bille, que l'on doit placer d'une certaine façon, entre le pouce et l'index.
Qui croirait que la petite fille sur la photo ci-dessous, si bien habillée, était un garçon manqué ?
LE CERISIER
Mais, je vous rassure, j'avais aussi des jeux de filles...tous les jeux qu'une petite fille aime à partager avec ses copines : la marelle, le saut à la corde, les poupées, etc....
Mes frères m'avaient appris à siffler aussi.
- Tu siffles comme un rossignol, me disait le grand-père Abel,
le voisin qui venait tous les matins du mois de Mai manger des cerises sur l'arbre dans notre jardin. C'était un homme d'une gentillesse extrême , de ces gens qui ont le coeur sur la main, et toujours prêt à vous rendre service. Je ne l'oublierai jamais, ainsi que toute cette famille qui nous a aidés comme peu le font.
Il arrivait donc avec son morceau de pain, grimpait sur l'échelle appuyée contre le cerisier qui donnait des cerises que l'on appelait des guignes, de couleur rouge-noir, sucrées et acidulées, dont le goût se mariait parfaitement avec le pain. Et là c'était son petit déjeuner préféré. Et nous, nous étions heureux de le voir se régaler.
Combien de fois, en famille, avons-nous évoqué cette anecdote du "pépé Abel", je dirai plutôt, cette image de notre enfance ?
23:05 Publié dans souvenirs d'enfance | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.12.2007
Les Noël d'antan
Depuis quelques années, le temps me semble plus court, et j'ai l'impression qu'un Noël touche l'autre. Je me souviens des Noël d'antan, des Noël de mon enfance. Nous n'étions pas riches, donc pas de tonnes de jouets au pied du sapin, mais un bon repas digne de ce nom. Pour nourrir les quatre enfants de la famille F. , ma mère élevait de la volaille, cultivait des légumes et du maïs pour gaver lesdites volailles : canards, poules, poulets, dindes. Celle-ci, pauvre bête, trônait en bonne et due place sur la table familiale, le JOUR DE NOEL.
Le sapin de Noël était un vrai sapin, que mon père allait couper sur les coteaux, au-dessus de chez nous. Nous l'y avons accompagné très souvent.
Maintenant, nous ne pourrions plus couper une branche, c'est interdit. Mais, à cette époque , les arbres qui poussaient ça et là, appartenaient un peu à tout le monde, et le propriétaire, notre voisin, ne nous disait jamais rien. C'était comme cela autrefois....Nous vivions en bonne entente. Le 24 décembre, avant la messe de minuit, nous décorions le sapin avec de simples guirlandes argentées et dorées. Il n'existait pas, du moins je le pense, toutes ces guirlandes de couleurs qui nous émerveillent aujourd'hui. Puis, nous partions à pieds, à la messe de minuit, nous n'avions pas de voiture bien sûr. Nous rencontriions quelques voisins et nous faisions le chemin ensemble vers l'église, distante de plus d' un kilomètre. La nuit était claire, froide, la lune brillait de toute sa lumière. Jamais nous ne nous sommes plaints d'avoir à marcher à pieds, dans le froid. C'était comme cela une nuit de Noël, à cette époque là. Arrivée dans l'église, je me dirigeais vers la chorale, car j'y chantais en solo, de beaux cantiques de Noël.En ce temps là, j'avais une voix juste, cristalline, et l'on m'avait choisie pour les solos. (ne me demandez pas de chanter maintenant, vous partiriez en courant). Au retour de la messe, nous allumions, avec maintes précautions, pour ne pas embraser le sapin, les vraies petites bougies que nous avions soigneusement installées sur l'arbre, nous mangions quelques chataîgnes et nous partions nous coucher pour laisser la place au Père Noël.
Le lendemain au réveil, le sapin était recouvert de mandarines,![]()
de quelques bonbons et au pied, une jolie boîte (en fer disait-on) décorée sur le dessus de belles roses, et à l'intérieur des boudoirs. Qu'elle était jolie cette boîte ! Il y avait aussi un jouet pour mes trois frères. Et nous étions heureux.... Nous étions, aussi, impatients de nous rendre chez nos petits voisins, pour voir leurs cadeaux. Le père Noël, leur avait apporté une belle bicyclette, des poupées, des camions.... Nous étions heureux de pouvoir profiter de leurs jouets, et nous n'éprouvions aucun sentiment d'envie parce que le "Père Noël" avait été plus généreux avec eux. C'est un sentiment qui, malheureusement à l'époque où nous vivons, n'est plus.Tout le monde veut plus que son voisin.
J'aimais bien les Noël de ce temps là......
il y a maintenant presque soixante ans......
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18.12.2007
histoire vraie
C'est un souvenir d'enfance qui m'est toujours resté en mémoire, et qui vous fera peut-être sourire.
C'était il y a fort longtemps. J'avais peut-être 8 ou 9 ans...je ne m'en souviens plus très bien. Dans la famille F. le dimanche était sacré et c'était jour de Messe. Alors, hiver comme été, nous allions à l'église le dimanche. Je vous parle ici d'un dimanche d'hiver, froid, comme les hivers de cette époque là. Après avoir vêtu mon beau manteau du dimanche et mis mon beau chapeau, je pris le vélo et me voilà partie pour l'église.
A travers le cloître, on me transporta alors, dans les cuisines du Grand Séminaire, où la chaleur petit à petit m'envahissant, me fit revenir à moi. Lorsque, sortant de mon évanouissement, j'ouvris insensiblement les yeux, je vis à travers mes paupières encore lourdes et dans un flou "artistique" des centaines de chaussettes noires suspendues sur un fil. Où suis-je donc ? Que m'est-il arrivé ? Suis-je en enfer, au Paradis ? Autant de questions se bousculaient dans ma tête ... Je compris alors que l'on m'avait transportée dans les cuisines, et que là-haut, près du plafond séchaient les chaussettes des jeunes séminaristes.
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16.12.2007
C'était entre chien et loup..
Je devais avoir 12 ou 13 ans et je revenais du Collège.
historique
Pour se rendre et revenir du Collège nous devions prendre la "micheline", autorail léger qui circulait sur une ligne Auch-Agen, et passait donc par Layrac, village de mon enfance. Pour se rendre à la gare il fallait enfourcher sa bicyclette et pédaler de toutes ses jambes, car nous partions de la maison, souvent, lorsque nous entendions klaxonner la "micheline" au loin. Tenez, Henri peut en témoigner, la voie ferrée passait (passe encore mais n'est plus en service) au fond des champs, derrière la maison qui fut la sienne, et devant ma maison qui fut la mienne. Vous suivez....ou je marche plus vite que la "micheline"...
Donc, un soir d'octobre, entre chien et loup, revenant de la gare sur ma bicyclette, sur la route nationale qui menait chez moi, je vis arriver face à moi, deux grosses motos qui me croisèrent et je reconnus LA POLICE DE LA ROUTE.
- Mon Dieu pensai-je, ils vont m'arrêter, je n'ai pas de lumière à mon vélo.
Effectivement, ils ralentirent, firent demi-tour,et forts de leur autorité, ils ont dû penser : on va te le coincer ce cycliste. Alors, un scénario rapide se bouscula dans ma tête (il faut réfléchir vite dans ces cas là.....) Heureusement, j'arrivais à l'embranchement d'une route sur la droite qui montait vers les coteaux (tu vois laquelle c'est Henri ? juste avant le stade). Je bifurquai sur la droite, je fis une cinquantaine de mètres, je lançai mon vélo dans le fossé, et me planquai tout au fond. Mais, comme c'était, comme je vous l'ai dit, entre chien et loup, ils ne se sont aperçus de rien. Je les ai entendus s'arrêter devant la maison du coin et demander à la dame, qui était dehors, et qui avait assisté à la scène, si elle n'avait pas vu quelqu'un à bicyclette. Bien sûr, elle a dit non ; qu'est-ce qu'ils croyaient..... Lorsqu'ils furent partis, je l'entendis qui m'appelait en me disant que je pouvais sortir du fossé. Elle a bien ri ma voisine.
J'avais encore quelques centaines de mètres à faire avant d'arriver chez moi, et je peux vous dire, que ce soir là, j'ai dû battre le record de vitesse.
C'était tout simplement l'ampoule qui était grillée, mais que seraient-ils encore allés chercher ?.....
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